Rencontre des initiatives citoyennes durables à Bruxelles du 13 mai 17 – Extraits des discussions générées par le bâton de conversation

Lors de la Rencontre des initiatives citoyennes durables à Bruxelles, l’équipe VILCO s’est promenée parmi le public avec une caméra afin de recueillir des témoignages sur la collaboration entre pouvoirs publics locaux et initiatives de quartier. En voici quelques extrais.

 

AMELIAUrbaniste au sein du collectif Ipé. En participant à la mise en réseau de potager collectif dans la région de Bruxelles elle travaille directement avec les citoyens dans une démarche participative.
« Il y a des enjeux financier et structurels très lourds pour les citoyens qui n’ont pas beaucoup de soutien. Ils sont au plus démunis sur ce genre d’éléments…  »
« Faire les gens se rencontrer est très bien pour la construction d’un réseau solide. »

 

 

BERTRANDInitiateur du quartier durable Grand Versant Maelbeek, pour fédérer les acteurs locaux (initiatives citoyennes du quartier, représentants publics et acteurs associatifs) à travers les Apéros de la solidarité. L’enjeu est de faire travailler ensemble les deux communes avec les associations et les groupes collectifs des citoyens dans le quartier.
« En principe ça a bien marché et ça a plu à tous les acteurs, mais en pratique c’est plus compliqué pour se réunir, surtout avec des acteurs publics et les citoyens qui n’ont pas les mêmes horaires. Les citoyens sont plus disponibles en soirée et les weekends et les acteurs publics en semaine pendant la journée, ce qui bloque certaines rencontres donc il faut s’adapter à la réalité de chacun. »
« On avait d’abord le soutien de la Région pour le quartier durable, mais 2 ans après il n’y avait plus de financement donc on a continué la dynamique avec les petits financements des acteurs communaux ce qui nous permet d’organiser les rencontres des acteurs. »

 

THERESEUne des responsables des projets du Quartier Durable Citoyen Demain à Woluwe Saint Lambert
« Il a fallu qu’on s’adapte à la lenteur administrative, parce qu’au départ tout devait se faire assez vite, on s’est alors très rapidement organisés pour être prêts. Or, ce n’est pas du tout ça qui s’est passé, parce que 6 mois après on avait l’impression que rien n’avait changé parce que le terrain n’a pas beaucoup évolué. Mais en réalité nous, les habitants du quartier, avons vu l’évolution puisque c’était un dépotoir avant et que c’est maintenant devenu un bel endroit. Et la commune nous soutient sous forme d’aide ponctuel, elle nous a offert un banc, des plantes etc. Il y a une présence quand nécessaire de la commune, mais il a fallu réajuster notre ambition qui était de tout suite avoir un potager collectif dès la première année. Et de plus on attend encore l’argent de BE, si on est reçu dans le cadre des budgets participatifs, pour pouvoir faire les achats de matériels et outils pour confectionner les bacs, et construire une boîte à livres… »

 

LUCRepair together, Repair Cafés Bruxelles/Wallonie
« Les repair cafés marchent bien puisque c’est une initiative qui fédère, qui tisse du lien entre voisins et qui crée de la cohésion sociale avec peu de moyens financiers. »
« Il y a une bonne compréhension, dans les institutions et au niveau des politiques, de l’importance des initiatives citoyennes et en ce qui nous concerne la nécessité d’impact local des repair’cafés comme tissus local citoyen. J’espère que les encouragements ne cesseront pas et que ça se traduira par des actions concrètes. »

 

 

GUY ET GUILHERMECitizen cabinet
Guy: « C’est super que le gouvernement soit prêt à aider les citoyens, mais ça reste quand même une interprétation différente (de gouvernance) qui n’est pas aligné avec l’idée de tout ce qui est commun et participatif. La réaction du gouvernement est top down – dans le jugement de qualité – et je trouve que ça devrait être le contraire, le gouvernement devrait être dans une posture de facilitateur et d’accompagnateur »
Guilherme: »Le pouvoir public n’est pas assez réceptif, ce qui crée un réel décalage entre l’envie de participer des citoyens et la capacité de collaborer des pouvoirs publics. »


KINCHActeur socio-culturel artistique à Bruxelles
« Je collabore avec la commune de Schaarbeek, et grâce à celle-ci le projet de la caravane 1bis (une plateforme de création artistique itinérante qui voyage de quartier en quartier à Schaerbeek et ailleurs) a eu une bonne reconnaissance. »

 

 

MOHAMEDUn des responsables de l’association habitant du quartier L28
« A notre niveau, on apprend tous les jours, les portes à toquer pour des aides … et en participants à des réunions on se fait connaître et respecter. »
« Parfois on est confronté à des portes qui ne s’ouvrent pas. J’espère qu’il y aura une ouverture et une simplification des procédures internes de l’administration. »

 

PAULINE – asbl WORMS (accompagnement et formation des citoyens qui souhaitent se lancer dans le compostage individuel ou collectif)
« En interne, dans l’administration, il y a des problèmes qui créent d’autres problèmes dans le lien avec le public. Les initiatives environnementales touchent à plusieurs services d’une commune ou même au niveau régional et il y a des éléments qui ne fonctionnent pas entre les différents services ce qui fait que le citoyen se retrouve sans l’aide nécessaire, ou l’un lui dit oui et l’autre non. Cette incohérence en interne crée une confusion pour les citoyens. »

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